vendredi 11 janvier 2019

Cinq essentiels pour survivre à la fin de l’hiver


Il reste 71 jours avant le printemps mais pour le moment nous sommes encore en plein mois de janvier, les températures dépassent rarement les quelques degrés, il neige certains jours, nos nez sont rouges et la météo est propice aux virus et autres désagrément hivernaux.

C'est pourtant une saison que j’aime très fort, la nuit rallonge et donne un côté mystique aux après-midi, le rythme ralenti, le thé est toujours chaud et notre liste de films à regarder le soir et le dimanche ne cesse de s’allonger.... 

Malheureusement, c’est aussi une période qui peut rapidement devenir particulièrement désagréable à passer si l'on ne veille pas à protéger un minimum son organisme. Bien-sûr idéalement, il faudrait pouvoir ralentir, passer plus de temps au chaud, s’emmitoufler voire même envisager quelques semaines sabbatiques le temps d’hiberner.

Mais puisque la réalité est souvent plus compliquée à aborder, je vous ai retranscrit quelques-uns de mes conseils naturopathie les plus efficaces, pour survivre à la fin de l’hiver : 

1. Le gingembre frais 

Le gingembre est originaire d’Inde, catégorisé dans la famille des zingiberaceae. C’est une plante vivace issue d’un rhizome, partie que l’on consomme. 

Le goût fort et piquant du gingembre lui est donné par sa teneur en gingérol qui peut aller jusque 15% mais ce sont ses composants dits « essentiels » (ceux que l’on retrouvera particulièrement concentrés sous sa forme d’huile essentielle) qui lui prêtent ses vertus les plus intéressantes sur le plan médicinal. On retrouve par exemple le curcumène (molécule immuno-modulatrice, c’est à dire qui adapte la réponse immunitaire en fonction du terrain et des besoins à l’instant T. C’est aussi elle qui lui apporte sa couleur jaune), le camphène (molécule organique aux propriétés bactéricides et antivirales) et le linalol (molécule organique aux propriétés régulatrices, antalgiques et anti-bactérienne). 

Parmi les propriétés thérapeutiques du gingembre, on retrouve donc : 

- Anti-inflammatoire
- Anti-oxydant
- Anti-viral
- Antalgique

Lorsqu’il est combiné au curcuma, le mélange permet également :

- Une détoxication et protection hépatique
- L'apaisement des nausées et vomissements
- La stimulation de l'activité des enzymes digestives

Le gingembre, lorsqu’il est consommé frais est une grande source de manganèse et de cuivre. 

Utilisations : le gingembre peut-être choisi séché, confit ou en poudre mais son action sera au paroxysme de son efficacité si il est utilisé frais. Si l’on possède un extracteur de jus, l’idéal est d’en réaliser un jus pur dont on prendra un shot chaque matin à jeun. Sinon il sera possible d’en écraser un morceau dans un mortier pour en extraire le jus, le mélanger à l'équivalent d'une tasse d’eau chaude avant de le laisser poser une 10aine de minutes, filtrer les morceaux et consommer l’infusion. 

Précautions : ce rhizome est également un anti-coagulant, afin d’éviter tout dérèglement sanguin il conviendra de ne pas l’associer à une prise régulière de paracétamol, aspirine ou de cannelle (contenant de la coumarine, molécule hautement anti-coagulante). 

2. L'hydrolat de ravintsara

Le « ravintsara », qui signifie « bonne feuille » en malgache, est le nom donné au résultat de la distillation des feuilles du camphrier, il se trouve généralement sous forme d’huile essentielle ou d’hydrolat. 

Le camphrier, qui est un arbre de la famille des Lauraceae, contient du cineole, une molécule aux propriétés expectorantes, décongestionnante et anti-catarrhale (qui améliore l’expulsion du mucus et assèche les voies respiratoires).

Parmi les propriétés thérapeutiques du ravintsara, on peut retrouver :

- Anti-viral (particulièrement en cure préventive)
- Anti-inflammatoire
- Désinfection et assainissement de l'air 
- Tonifiant pour l'organisme

C’est un allié de choix pour soutenir la sphère ORL et respiratoire. 

Utilisations : On peut recourir au ravintsara en prévention ou accompagnement dans l’atmosphère, soit en diffusion (sous sa forme d’huile essentielle) soit comme brume d’ambiance assainissante (huile essentielle + eau ou hydrolat pur dans un vaporisateur). L’hydrolat peut également être consommé : 3cuil. à café mélangées dans 1L d’eau, à boire tout au long de la journée, chaud ou froid. 

3. La tisane d'échinacées 

Les échinacées (ou echinacea) sont des plantes de la famille des astéracées qui comprennent 11 sous-familles. Ce sont les échinacées pourpres (echinacea purpurea) à qui l’on prête les propriétés les plus intéressantes en herboristerie. 

Originaires d’Amérique du Nord, ces plantes étaient déjà utilisées de façon médicinale par les amérindiens. 

Elles sont considérées comme riches en apports thérapeutiques car : 

- Elles ont une forte teneur en antibiotiques naturels.
- Elles possèdent des vertus anti-inflammatoires.
- Elles préviennent des infections, notamment de la sphère ORL et respiratoire.
- Elles apaisent les toux causées par les excès de tabac.
- Elles soutiennent et améliorent le système immunitaire.

Utilisations : On trouve les échinacées principalement sous forme de fleurs séchées, à prendre en infusion (infuser 1g de fleurs dans une tasse d’eau bouillante pendant 10 minutes environ) ou en décoction (faire bouillir 1g de fleurs pour une tasse d’eau, pendant 5 à 10 minutes). Prendre jusque 3 tasses par jour. 

Précautions : Il n’est pas conseillé de faire des cures de plus de 6 semaines sans pause, au risque que l’organisme ne s’accoutume et que la plante perde en efficacité.

4. L'huile essentielle d'eucalyptus

Originaire d’Australie, l’eucalyptus est un arbre de la famille des Myrtaceae pouvant atteindre jusque 90 mètres de hauteur.

L’eucalyptus contient jusque 90% de cineol (appelé également eucalyptol), molécule dont la composition et les effets sont proches des corticostéroïdes. 



Parmi les propriétés thérapeutiques de l’huile essentielle d’eucalyptus, on retrouve : 

- Une aide à faire baisser la fièvre
- Apaisement des maux de gorge
- Expectorant et réduction de la toux grasse
- Assainissement de l'air

De par sa chimie, l’huile essentielle d’eucalyptus est particulièrement recommandé et efficace en cas de rhinite, sinusite, rhino-pharyngite mais également dans les cas de bronchite simple et bronchite asthmatique.

Utilisations : En diffusion dans l’atmosphère ou comme une pommade : diluer de 5 à 20% dans une huile végétale neutre (c’est-à-dire 1 à 4 gouttes d’HE pour 20 gouttes d’HV) et appliquer sur la région des bronches (thorax et dos) ainsi que sur la plante des pieds. Cette huile essentielle peut également être utilisée dans le cadre d’inhalations, en mélangeant quelques gouttes dans de l’eau chaude.

Précautions : En application cutanée ou lors d’une inhalation, l’huile essentielle d’eucalyptus, dans son processus de dégagement des bronches, va avoir pour effet de gonfler et ouvrir les alvéoles pulmonaires, les rendant ainsi plus fragiles, il vaut donc mieux éviter ces méthodes avant de sortir en extérieur lorsqu’il fait froid, au risque de voir la situation s’aggraver.

5. Le miel de romarin

Le romarin est une plante aromatique dont la floraison peut aller de janvier à mai, la récolte de son miel se fait généralement entre avril et mai. 

De manière générale, on trouve dans le miel des vertus :

- Anti-bactériennes
- Anti-inflammatoires
- Anti-oxydantes
- Cicatrisantes

Le miel de romarin est particulièrement riche en oligoéléments indispensables pour le bon fonctionnement de l’organisme tels que le calcium, le fer et le cuivre. 

C’est également : 

- Un antiseptique recommandé dans la prévention des infections de la sphère ORL et du système pulmonaire.
- Un très bon stimulant du confort hépatique, permettant une élimination et une détoxication plus rapide.

Utilisations : Il est possible de prendre une cuillère à café pur par jour ou encore de l’intégrer dans une boisson chaude réconfortante comme un thé, un chaï latte ou un lait d’or au lait végétal. 

N.B. : Le miel est un produit d’origine animale, rapprochez-vous de petits producteurs et renseignez-vous sur les méthodes de fabrication et les conditions de vie des abeilles. Si les récoltes ne sont pas effectuées avec respect, cela peut-être traumatisant pour elles et au delà même de l’enjeu éthique, ce sont des insectes absolument indispensables (et menacés!) pour l’éco-système. 

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