vendredi 9 février 2018

« Mange, prie, aime » - Elizabeth Gilbert

Editions : Le livre de poche
Nombre de pages : 520
Année de parution : 2008

Quatrième de couverture


« À trente et un an, Elizabeth Gilbert possède tout ce dont une américaine ambitieuse peut rêver : un mari dévoué, une belle maison, une carrière prometteuse. Elle devrait nager dans le bonheur. Pourtant elle est rongée par l'angoisse, le doute, l'insatisfaction... S'ensuivent un divorce, une dépression et une liaison désastreuse qui la laissent exsangue et encore plus désemparée. Elle décide de tout plaquer pour partir seule à travers le monde. À elle de se construire la vie qu'elle s'est choisie ! En Italie, elle goûte aux délices de la dolce vita et prend les "douze kilos les plus heureux de sa vie", en Inde, Ashram et rigueur ascétique l'aident à discipliner son esprit (lever à 4heures du matin, méditation et nettoyage des sols!) et en Indonésie, elle cherche à réconcilier son corps et son âme pour trouver l'équilibre qu'on appelle le bonheur. »

Ce roman d'Elizabeth Gilbert reste mon roman "feel-good" par excellence. C'est le récit autobiographique d'un voyage long de 12 mois, d'une expérience humaine variée et riche, tant pour l'autrice que pour le lecteur. Mais avant tout, c'est un partage entre Elizabeth Gilbert et celui/celle qui pose les yeux sur ses mots.

Liz a la trentaine, talentueuse journaliste américaine, elle traverse pourtant une phase difficile et délicate de son existence : divorce, relations sans avenir, manque de soutient de la part de ses proches, manque grandissant de confiance en elle et en la vie. Ces aspects actuels l'empoisonnent et petit à petit elle lâche prise, elle tente de se raccrocher à de petits plaisirs en décidant d'apprendre l'italien, de prendre le temps d'une pause déjeuner au soleil ou d'un diner au restaurant, en prenant de longs bains relaxants ou en mettant en place des listes de choses plaisantes, elle commence même à parler à Dieu, la nuit, assise sur le carrelage de la salle de bain lorsque les larmes la secouent trop pour rester au lit. Ses idées noires sont de plus en plus présentes et l'anesthésie mentale devient si important que Liz commence à envisager le pire pour les faire taire. 

Elle prend alors une décision dingue : tout plaquer, quitter l'oisiveté de sa vie et parcourir le monde, au rythme des rencontres, des expériences et des changements, de la liberté sommes toutes. C'est décidé, elle va recommencer à vivre, elle va retrouver la flamme et pour cela elle va partir à la découverte de l'humanité : d'abord en Italie puis en Inde et finalement à Bali.

L'histoire nous emporte avec elle, on visualise les paysages comme si on y était, on respire le même air, on rêvasse à l'idée de goûter les mêmes plats, de chanter les mêmes chansons... Malgré tout, les joies de la journée passée n'empêchent pas toujours les pensées négatives de ressurgir une fois la nuit tombée et Liz se livre au lecteur comme elle le ferait à un confident. On s'identifie à cette femme, à ses craintes, ses doutes, ses angoisses, qu'elle raconte avec beaucoup d'authenticité, d'honnêteté et avec toujours un trait d'humour, de telle sorte que finalement, on exorcise presque nos démons en même temps.

Ce livre apprend la solidarité, la simplicité, l'altruisme et l'importance de s'écouter. Une fois les 520 pages refermées, on a envie de prendre de bonnes habitudes, de faire des projets, d'avoir des rêves aussi grands qu'un tour du monde, bref, on a envie d'y croire. Un rayon de soleil, un véritable condensé d'espoir qui vient nous rappeler qu'aussi difficile puissent être les choses, elles restent bien souvent temporaires et que la guérison se trouve parfois aux endroits où on l'aurait le moins imaginé. 

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