mardi 3 octobre 2017

Leucosélophobie, explications, conseils et autres réjouissances

Vous avez sous les yeux le début d’un article d’un genre un peu inédit et pas habituel. En effet aujourd’hui pas de découvertes ésotériques, d’explications minéralogiques ou de partages de développement personnel. Aujourd’hui j’écris cet article parce que je brille par mon absence sur la page depuis fin juin et qu’après moult réflexions, j’en suis venue à la conclusion que pour ré-apparaître progressivement, le mieux était de commencer par aborder le sujet qui m’a rendu absente.

Aujourd’hui je vous parle donc de panne d’inspiration, de démotivation, du syndrome de la page blanche, du manque de créativité, bref, vous l’aurez compris, des périodes anti-productives.

Définition officielle : également désigné par le terme « leucosélophobie » , ce phénomène peut être dû à la volonté tellement grande de faire une œuvre parfaite, que toute idée qui vient à l’esprit de l’auteur lui paraît systématiquement mauvaise, de telle sorte qu’il devient alors impossible pour lui de commencer ou compléter son œuvre.

L’idée est là, nous avons tous connu ou nous connaîtrons tous, au cours d’une vie, ce type de moments. Il s’agit d’une période, pouvant être motivée par une multitude de raisons, que ce soit de la fatigue, du surmenage, une perte de confiance en soi etc et qui, lorsqu’elle s’installe vient annihiler toute motivation, inspiration ou créativité.

Le problème n’est pas de ne pas avoir d’idées mais de ne pas parvenir à les rendre viables et à les réaliser. Souvent ce sont des périodes qui se caractérisent par leur paradoxe : l’esprit fourmille d’idées nouvelles mais nous nous sentons parfaitement incapable de les mettre en œuvre. Pourquoi ?

Parce que nous sommes fatigués, nous procrastinons, repoussons au lendemain, à plus tard, sans jamais trouver l’énergie de s’y atteler véritablement, nous ne nous sentons simplement pas capable de fournir un tel effort.

Parce que nous sommes démotivés, que ces nouvelles idées nécessitent de s’y pencher complètement, d’y réfléchir avec précision, elles nécessitent d’être conçues, créées, mises en place et nous craignons que cela ne fonctionne pas, qu’elles ne plaisent pas, que nous nous soyons investis pour au final être déçus

Parce que chaque naissance d’une idée est suivie par un tourbillon intérieur tellement important que de réflexion en réflexion, l’on fini par se dire « ah bah non, c’était nul en fait » et que ce manque d’estime de soi grandissant fini par anesthésier toute productivité.

Pour sûrement plein d’autres raisons plus précises mais qui sont dans ce cas, propres à chacun.

Alors oui, depuis un peu plus de 3 mois maintenant, pour plusieurs raisons, professionnelles et personnelles, j’ai plongé tête la première dans cette période de panne qui m’empêchait de créer et me démotivait un peu plus chaque jour. Le fait est que je commence petit à petit à en sortir, je recommence à faire des choses, à vouloir construire, mettre en place de nouveaux projets et que, même si ça a été long, c’est agréable désormais de se retrouver soi-même, convaincue et convaincante, mais surtout de retrouver le goût de faire les choses.

J’aimerais partager avec vous, les étapes qui m’ont permises de reprendre mon envie d’avancer en mains, mais surtout, les étapes qui m’ont permises de transformer cette période négative et déprimante en quelque chose de positif voire éclairant sur ce à quoi j’aspire réellement.

Tout d’abord, voici quelques minéraux qui travaillent la créativité : Fluorite (bleue, jaune ou arc-en-ciel notamment), lapis-lazuli, jade, grenat, cristal de roche, aigue-marine, améthyste, charoïte, péridot, chrysocolle...


"Si vos rêves de nous effraient pas, c'est qu'ils ne sont pas assez grands"

1 – Prendre du recul

La première étape, plus que nécessaire, est de prendre du recul sur sa situation. Cela va permettre tout d’abord de dédramatiser les évènements en les identifiants. Pour cela, on peut se poser plusieurs questions :

- Au moment où j’ai décidé de me lancer dans ce projet, pourquoi l’ai-je fait ? Qu’est ce qui me plaisait à ce moment là ? Qu’est ce qui m’a donné envie de m’y investir pleinement ?

- A l’heure actuelle, pourquoi est-ce que je continue ? Est-ce par obligation, par envie, par engagement, par facilité, par passion ? Ai-je la sensation de le faire pour moi ? Si non, pour qui je le fais ? Et pourquoi ?

/ ! Si vous réalisez que ce que vous aviez entrepris n’est plus fait pour vous, ne vous convient plus, ne vous anime plus, alors il est possible que ce que vous traversiez soit plus important qu’une « période de panne » : ne paniquez pas ! Ça n’est pas grave. Dans une vie, rien n’est immuable, et que ce soit maintenant ou plus tard (selon la nature de la chose et de votre situation), il existe obligatoirement un moyen de le ré-adapter à vos aspirations voire de l’arrêter. Dites vous bien que vous venez de franchir l’étape la plus importante en en prenant conscience.

- Quelles sont mes envies, là maintenant ? Car oui, peu importe notre âge ou notre condition, nous sommes en constante évolution et il est parfois bénéfique de s’arrêter afin de se recentrer et se demander : suis-je encore la personne que j’étais ? Mes envies sont-elles les mêmes ? Comment ai-je changé ?

Bien souvent, ce genre de période se traduisent par un blocage à l’action, les idées existent mais l’on se retrouve incapable de les mettre en œuvre. Là aussi, prendre du recul et analyser nos ressentis est bien souvent la clé pour avancer à nouveau :

- A partir de quand ai-je commencé à me démotiver ? Quelque chose dans ma vie personnelle/professionnelle fait-il écho à ce moment là ?

- Comment ce blocage se traduit-il ? Est ce que je repousse le moment de le faire ? Est ce que je me considère trop occupée pour avoir le temps ? Est ce que simplement, la plupart du temps, j’oublie ?

- Comment est-ce que je me sens ? Est ce que je suis fatiguée ? Déçue ? Est ce que je juge mon travail comme étant de qualité ? Est ce que la pression me fait peur ?

2 – Se changer les idées

Rester immobile à contempler à quel point vous ne parvenez à rien, n’a généralement que la conséquence d’ajouter de la culpabilité ou des remords au melting-pot des sentiments déjà existants. Vous bloquez sur un projet ? Vous êtes en panne d’inspiration ? Tant pis ! Vivez en attendant !

- Sortez : aller voir vos proches, votre famille, vos amis. Parlez avec eux -de votre situation ou non- , faites du bénévolat, une activité, bref, nourrissez vous de l’expérience des autres êtres humains qui vous entourent.

- Inspirez-vous : aller au cinéma, voir des expositions, lisez des livres, découvrez des cultures ou des artisanats qui vous sont encore inconnus, en rapport ou non avec votre domaine.

- Exprimez-vous : trouver un exutoire aux émotions que l'on ressent peut-être vraiment utile. Cela peut bien-sûr passer par la parole, vous pouvez vous adresser à vos proches ou à un professionnel si vous en sentez le besoin. Mais également vous pouvez dessiner, peindre, chanter, danser... Bref, trouver quelque chose qui vous permette d'extérioriser, de vous défouler et pourquoi pas, de sortir de votre bulle ?

- Prenez du temps pour vous : prendre soin de son enveloppe, de sa santé, changer ses habitudes. Parfois remettre de l’ordre dans une vie a du bon : cuisinez, faites des soins, diffusez des huiles essentielles ou achetez vous un parfum d’intérieur, un nouvel objet de déco, un nouveau vêtement, changez de coupe de cheveux… Il existe mille façon qui peuvent s’adapter à toutes les personnalités et toutes les bourses, pour se donner la sensation d’un nouveau départ bénéfique.

- Changez d’air : parfois, prendre du recul fonctionne encore mieux lorsqu’il est considéré au premier degré. Partir de chez vous un week-end, quelques jours (voire quelques mois ou déménager définitivement, pourquoi pas?) même sans aller très loin, peut faire beaucoup de bien. Se retrouver dans un nouvel environnement, plus neutre, permet de faire le point, faire le vide. Profitez-en pour aller rendre visite à un proche ou pour découvrir une nouvelle région…

3 – Se donner des objectifs

Se donner des objectifs permet de reprendre petit à petit le dessus sur cette sensation d’incapacité et d’immobilité. La clé étant de penser en terme d’étapes réalistes et réalisables. Une sorte d’entrainement pour vous à reconquérir votre vie. Avancez votre réveil d’une demi heure toutes les semaines, cuisinez plus, buvez plus d’eau, marchez plus, lisez plus, fumez moins… Bref, autant de petites choses qui vous donneront dans un premier temps la sensation que vous savez encore faire quelque chose. Par la suite ces objectifs peuvent devenir plus ciblés : faire des planning, allouer une action par semaine à votre projet puis consacrer une heure par jour à celui-ci, mettre par écrit l’avenir que vous lui/vous réservez en plusieurs points concrets…

4 – Surtout, surtout, prendre le temps

A nouveau, dé.dra.ma.ti.sez ! A moins, vraiment, qu’une obligation quelconque vous impose une fréquence de rendu précise : prenez le temps. Je dirais même : prenez le risque de prendre du retard. Mettez les choses de côté, plusieurs jours, plusieurs semaines voire plusieurs mois si il le faut : ça n’est pas grave. Essayez au maximum de vous défaire de cette pression qui vous oppresse, si vous prenez un peu de retard, personne ne sera pour autant en danger, le monde ne va pas s’écrouler ( à priori VOTRE monde non plus).


"Vous n'avez pas toujours besoin d'un plan. Parfois tout ce dont vous avez besoin c'est de respirer, y croire, laissez faire. Et voir ce qu'il en advient"

Surtout ne cherchez pas à vous pousser plus loin que vos limites, à vous épuisez ou à fournir un contenu qui ne vous convient pas. Ces périodes de panne peuvent devenir des périodes de pause et être bien plus bénéfiques que vous ne le pensez, lorsqu’elles sont bien traitées. Profitez-en pour en apprendre plus sur vous, pour recentrer les choses, réfléchir à une nouvelle direction, prospecter, comparer, bref, au lieu de considérer cela comme du temps perdu, profitez-en pour vous améliorer.

Je pense avoir fait le tour des informations et idées que je souhaitais faire passer dans cet article, j’espère qu’il vous aura éclairé sur les raisons de mon absence et que -pourquoi pas- il pourra vous aider, lorsque vous rencontrerez une période similaire à celle-ci.

Je vous partage également cette vidéo, de la youtubeuse Lola Dubini, que j’ai eu l’occasion de visionner cet été alors que j’étais moi-même, en plein dans ce moment, j’ai vraiment trouvé son explication et ses solutions concrètes bienveillantes et inspirantes.

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