mercredi 20 juin 2018

21 juin, solstice d'été : symboles et légendes autour de Litha

Date de parution initiale : 18 juin 2015

Litha est une célébration païenne commune à de nombreuses croyances, notamment nordiques, celtes, égyptiennes et wiccannes. Elle a lieu chaque 21 juin au moment du solstice d'été, soit au moment de l'année où la durée du jour est la plus longue et prend le pas sur la nuit. Symboliquement, elle commémore l'apogée de la puissance du Soleil. Il s'agit du jour où sont célébré·e·s l'amour, la fertilité, l'abondance et la gratitude.

Elle est, comme la majorité des fêtes païennes, liée aux cycles de la nature et ici plus précisément aux récoltes des fruits d'été (pêches, cerises, melons...), à la floraison des jasmin, acacias, lavandes, lauriers (...) ainsi qu'à la pollinisation et aux abeilles.

On lui associe des couleurs chaudes, chatoyantes et lumineuses telles que le doré, le orange, le rouge ou encore le jaune... Également, la tradition veut que l'on organise des sauts de braises afin d'y formuler quelques vœux de prospérité, que l'on allume de grands feu et beaucoup de bougies afin de danser autour des flammes et bien entendu, pour rendre cet instant de grande convivialité encore plus magique, que l'on pense à laisser quelques sièges vides afin d'inviter les défunts à venir célébrer ce moment avec les vivants !

On parle d'instant idéal pour s'autoriser à croire aux miracles.

  Symboliques et légendes autour du Soleil : 

Le mythe solaire tient une grande importance dans l'histoire de nombreuses cultures. Il porte les notions de masculinité, de pouvoir, de fertilité et d'abondance. Il est le point central autour duquel tout gravite, en alchimie ainsi qu'en astrologie et en astronomie, le soleil est d'ailleurs représenté par un point entouré d'un cercle.


Dans les différentes mythologies, le Soleil est souvent (au même titre que la Lune) symbole du créateur, du maître de la vie sous toutes ses formes, sans qui rien n'existerait et dont l'influence est omniprésente. Dans l'Egypte Antique, Râ (ou Rê), appelé « Dieu Soleil » est considéré comme étant le créateur de l'univers. 


Dans la mythologie Grecque, un infini respect est porté à Hélios, dieu du Soleil, car il est considéré comme celui qui voit tout et peut juger des actes de chacun. Les Grecs honoraient et chérissaient Hélios, de crainte qu'il ne se lève plus s'il ne se sentait pas justement reconnu ou aimé. Dans la mythologie Romaine, c'est Sol, l'ancien Dieu Soleil qui est son semblable. 


Dans les croyances Nordiques, Sól est la personnification (féminine, cette fois) du soleil. La légende veut que Mundilfari (un des nombreux dieux vivant dans la cité) ait eu deux enfants si beaux qu'il les a nommés Sól (soleil) et Máni (lune). Fortement agacés par cette prétention, les autres dieux décidèrent d'envoyer les enfants vivre dans le ciel. L'un fut condamné à tirer le chariot du Soleil autour de la terre sans s'arrêter et l'autre à se faire poursuivre par un loup jusqu'à la fin des temps, créant ainsi les cycles lunaires et notamment le phénomène de  « lune rouge » (représentant le moment où Máni se fait rattraper par le loup).


Enfin, dans la Wicca, le Soleil est considéré comme une déïté dans le sens où chaque être vivant ainsi que chaque chose présente sur terre est emprunt de son énergie, son influence se ressent partout et en tout temps. Il partage ce rôle de création et de cycle éternel avec la lune, qui elle, selon la culture Wicanne, naît au solstice d'hiver (mort du soleil) et meurt au solstice d'été (naissance du soleil).