vendredi 23 février 2018

De l'importance de l'ancrage, mais pas que.

I - Ancrage et rapport à la terre

« L'ancrage, ou le fait d'être ancré est l'action d'être implanté, enraciné. »
(source : Larousse)


Spirituellement, l'on parle d'ancrage lorsque nous sommes reliés à la terre et parvenons à ressentir ses vibrations. Sur le plan énergétique, en tant qu'individu, nous possédons 7 zones d'énergies verticales qui sont en constante interaction avec le monde qui nous entoure. Ainsi, plus une zone est placée haut (vers le crâne, zone violette) plus elle sera reliée aux fréquences dites cosmiques et à une énergie immatérielle, à l'inverse, plus une zone se trouve basse (vers les pieds, zone rouge) et plus elle sera reliée aux fréquences basses dites telluriques et à une énergie primaire et matérielle. Il est important de noter qu'une trop grande activation du violet ou un trop grand manque d'énergie racine (rouge) peut rompre l'harmonie du flux énergétique. C'est donc pour équilibrer ces deux principes, que l'ancrage est primordial, apprendre à s'enraciner, ressentir le monde autour de soi et faire preuve de stabilité.

Un manque d'ancrage est souvent révélé par l'éparpillement. Une sensation ponctuelle ou continue d'être « dans la lune » , déconnecté, un manque de concentration, une difficulté à trouver du sens au quotidien que nous menons. Souvent, la sensation d'être spectateur de sa propre vie dénote d'un manque de lien à la terre, d'une trop grande charge dans les zones supérieures (violet, indigo, bleue) ou d'une difficulté de circulation de l'énergie vers les centres du bas (jaune, orange, rouge). L'ancrage ici, permet une assise plus stable, d'avoir conscience de son corps et de ses besoins, il développe la sensation de vivre au présent et l'acceptation de cette vie, avec ses bons comme ses mauvais points. C'est être pleinement là, conscient de soi, de la vie qui nous entoure et de nos objectifs. En bref, de retrouver notre énergie et notre potentiel.

L'ancrage s'aborde de plusieurs manières :
  •  En pratiquant une activité qui fait travailler le corps. Notamment comme la course, la marche ou les activités aquatiques qui ont un effet direct sur les jambes et le dos. Nul besoin de se surpasser ou de s’entraîner avec un rythme intensif, simplement prendre le temps d'oxygéner son corps ne serait-ce que par une longue balade ponctuellement suffit.
  • S'imposer des rituels pour prendre soin de soi : relaxation, étirements, soins du corps.. Prendre le temps de se sentir soi, de relier l'esprit et son enveloppe.
  • Prendre le temps de cuisiner et manger selon ses envies, ses besoins et en fonction des saisons. Apprendre à écouter ce que son corps réclame et suivre un rythme naturel.
  •  Se perdre en pleine nature. Pour s'ancrer à la terre, le plus efficace reste le contact avec la nature. Marcher à travers les espaces sauvages, être attentif à leur évolution, ressentir que chaque être vivant qui nous entoure possède une énergie qui lui est propre. Écouter le silence et s'asseoir au pied d'un arbre, sentir couler l'eau d'une rivière... Prendre le temps d'être auprès de cette source inépuisable pour peu qu'on lui soit respectueux. A un niveau plus quotidien, l'ancrage passe par le fait de marcher pieds nus dans la nature, afin de lier les énergies ou par le jardinage, en intérieur ou en extérieur, pour le contact avec la terre. Le fait de s'ancrer passe par tout ce qui nous rappelle que nous sommes partie d'un grand tout, que nous évoluons avec la planète.
  •  La méditation. La méthode la plus courante est de visualiser l'enracinement : adoptez une position confortable et laissez-vous imaginer des racines partir de votre peau, s'enfoncer profondément dans la terre. Concentrez-vous et ressentez votre énergie négative descendre par ces racines, ressourcez-vous, stabilisez-vous ainsi. Vous pouvez adoptez cette méthode en méditation longue mais également ponctuellement, en fermant les yeux quelques minutes, afin de faire le vide dans une situation d'anxiété par exemple.
  •  La lithothérapie. Les pierres d'ancrage sont généralement les pierres noires, rouges ou fauves. Elles peuvent être portées lors de méditations pour en accentuer les effets, posées dans l'habitat ou sur soi, en pierre roulées dans les poches, en bijoux.. A savoir que l'ancrage se faisant au niveau de la zone de base, l'énergie des pierres ne sera que plus présente si elles sont placées proches des pieds ou des jambes (dans les poches d'un pantalon ou en bracelet de cheville, par exemple). Attention aux pierres rouges, pour les personnes hypernerveuses, colériques ou facilement violentes, elles auront tendance à intensifier ces traits de caractère. Si vous souhaitez travailler votre ancrage, optez pour des pierres noires ou fauves, plus douces en terme d'écho émotionnel.

Quelques exemples de pierres noires ou fauves : la tourmaline noire, l’œil de tigre, la spinelle noire, l'hématite, l'obsidienne noire, la tectique, le quartz fumé, l'onyx...

Quelques exemples de pierres rouges: Le grenat, la spinelle rouge, le rubis, l’œil de fer, la staurotide...

II - Représentations et résonances de la nature

Dans la mythologie, notamment Païenne, la nature occupe une place fondamentale dans les croyances de l'Homme. Gaïa dans la mythologie grecque, la «déesse mère» chthonienne, ou Tellus, son équivalent dans la mythologie Romaine mais également la présence de Dieux totémiques dans la mythologie Celtique tel Cernunnos, le dieu Cerf ou encore Odin et Loki dans la mythologie Nordique, Dieux ayant le pouvoir de se métamorphoser en animaux.

Cette place de la nature comme symbole de divinité se retrouve dans les croyances Wiccanes, avec la figure de la triple déesse lunaire, représentant à la fois la jeune fille, la mère et la vieille dame et ayant pour principe primordial que chaque être ou objet est empreint du divin puisque le divin ne réside qu'en la lune et le soleil et que leurs influences sont omniprésentes. Sans parler des nombreuses croyances sur les habitants du «petit peuple» : fées, nains, farfadets, nymphes vivants en harmonie avec leur milieu naturel et vénérant la terre ou encore des créatures plus mystérieuses telles que loup-garous ou vampires, qui sont des métamorphoses animales.

Ce lien avec la nature que possédaient les hommes il y a quelques siècles s'est estompé avec l'arrivée d'une société plus moderne, et c'est pour cette même raison que nous avons besoin de retrouver une certaine proximité. Se sentir relié au monde, à la terre n’assujettit pas l'Homme à celle-ci mais lui donne la possibilité de venir puiser sa force en elle, dans une sorte d'union.

On retrouve encore cette symbolique dans la notion de « Totem » , concept que l'on peut envisager comme étant le symbole protecteur d'un individu ou d'une collectivité (source : Larousse). Spirituellement, l'animal Totem se caractérise par un lien très fort entre le symbole associé et la personnalité de l'individu, il prend ainsi en effet le rôle de protecteur ou celui de guide. Freud disait de l'animal Totem qu'il est « l'expression du moi idéalisé » .

III - S'écouter : la clé de l'affirmation de soi.

Les émotions vives que nous ressentons, dans nos rêves comme dans notre vie, ne sont jamais anodines, elles sont l'expression de forces plus profondes, plus primaires et ont une importance capitale dans le développement de l'individu. Néanmoins, nous avons tous appris à taire ses sensations. Notre éducation et notre société actuelle nous poussent la plupart du temps à rabaisser nos ambitions personnelles, nos désirs, nos peurs primaires, nos angoisses, en les oubliant sous les notions de responsabilités, de mérite et sous une quête matérielle dont l'importance est en constante évolution. Ces notions ne sont pas nocives, c'est la manière dont nous les percevons qui empoisonne. C'est pour cela qu'il faut apprendre à renouer avec cette animalité que nous portons en nous, s'entendre, s'écouter et s'autoriser à croire en soi. Accepter ses émotions, les laisser passer et communiquer avec elles, car elles ont toujours quelque chose à nous apprendre.